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Etre et avoir, la justice de son côté

Être et avoirSuite et peut-être fin des déboires judiciaires de Etre et avoir. Après l'instituteur, certains parents d'élèves, le dessinateur-illustrateur Michel Schickler, aussi appelé Merel, avait à son tour assigné en justice les producteurs du documentaire. L'objet de la plainte : l'utilisation à l'écran de 27 planches éducatives de Super Gafi, célèbre fantôme qui hante les salles de classe, utilisées pour la lecture ou affichées sur les murs.

 

Merel et la Société des auteurs des arts visuels et de l'image fixe réclamaient pas moins de 200 000 euros pour l'utilisation des œuvres sans autorisation. Soit 7 407 euros la planche. En décembre 2006, le tribunal de grande instance de Paris leur donnait raison, condamnant la société Maia Films à verser un euro symbolique. Mais le 12 septembre 2008, revirement de situation : les magistrats de la 4e chambre ont considéré que les planches « ne sont que balayées et vue de manière fugitive. » Insuffisant pour obtenir satisfaction.

 

L'avocat de Maia Films s'est bien sûr félicité de cette victoire : « Cette décision est très importante pour l'avenir du documentaire » car la première décision « compromettait toute possibilité de réalisation dans un décor réel. »

 

Avec 1 800 000 spectateurs en France, le succès de Etre et avoir, sorti le 28 août 2002, a décidément suscité des convoitises.


Par Florent Rodier (30/09/2008 à 10h51)
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