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Coluche gagne son procès

Coluche - François-Xavier DemaisonC'est l'histoire d'un film. Vendredi dernier, ledit film n'était plus certain de débarquer sur les écrans (voir article : Coluche : sortira ? Sortira pas ?). Aujourd'hui, après le jugement rendu par le tribunal de Paris, il a reçu le feu vert pour commencer sa carrière en salle comme il était prévu.

 

Les 483 copies de Coluche peuvent donc prendre place mercredi matin sur les projecteurs d'autant de salles de France et de Navarre. Ouf ! Antoine de Caunes, ses producteurs, ses acteurs et le monde du cinéma respirent. Car si jamais Coluche, l'histoire d'un mec s'était vu contraint de rester dans ses boîtes, voire de repartir au laboratoire pour un nouveau tirage de copies, comme l'exigeait Paul Lederman, cela aurait coûté bonbon. Sans parler des conséquences sur l'exploitation, qui aurait été réduite pratiquement à néant.

 

Le juge a tranché. Tout du moins dans un premier temps, car le plaignant fait appel. Le réalisateur, son acteur François-Xavier Demaison et autres n'ont pas été considérés coupables de quoi que ce soit. Le fait que le sous-titre « L'Histoire d'un mec » figure sur l'affiche et au générique n'a pas été retenu comme un motif suffisant pour interdire la programmation du film.

 

Paul Lederman, qui fut l'agent de Coluche pendant des années - son personnage, incarné par Olivier Gourmet dans le film, a été rebaptisé - réclamait la suppression du sous-titre, au nom de sa propriété des droits du sketch L'Histoire d'un mec sur le Pont de l'Alma. Le tribunal en a décidé autrement. Pour le moment.

 

Pendant quelques jours, la bataille des mots a fait rage. Antoine de Caunes a plaidé sa cause et sa bonne foi, alors que la famille de l'artiste disparu a fait valoir ses arguments. Dans Le Journal du dimanche, Paul Lederman s'est dit offusqué par le procès d'intention que certains lui ont fait : il profiterait de tout cela pour se faire un peu d'argent (il demande autour de 150 000 euros)... Pour couper court à ces insinuations, il s'est empressé de déclarer que quoi qu'il advienne, la moitié de la somme serait reversée aux Restos du coeur.

 

De son côté, le metteur en scène a précisé qu'il a « essayé de travailler main dans la main avec la famille, d'être respectueux de son point de vue, mais nous n'avons pas fait ce film pour elle. Je suis surpris, parce qu'il était entendu qu'ils observeraient un devoir de réserve. »

 

L'affaire doit encore être jugée en appel. Y aura-t-il notification, revirement de la part de la justice ? A suivre.


Par Gwen Douguet (14/10/2008 à 15h10)
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