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Cage aux folles pour Clavier-Bourdon

La Machine - Didier BourdonL'Enquête corse - Christian ClavierL'ami du président, Christian Clavier dans les robes amples, colorées, chatoyantes, dans les tenues afriolantes de Zaza Napoli cela se passera au Théâtre de la Porte-Saint Martin en septembre 2009. Et le comédien de devoir monter sa voix dans les aigues tout en foulant les plances, car tel est son personnage. L'un des Bronzés va emboîter les pas du grandissime Michel Serrault, jouer les folles. Pour lui donner la réplique, Didier Bourdon. A lui de tenter de faire oublier la prestation à l'écran de Ugo Tognazzi, le petit ami et père d'un enfant.

 

Le public parisien découvre la première version de La Cage aux folles le 1er février 1973. Les textes sont de Jean Poiret, il campe Renato. Cela se passe sur la scène du Théâtre du Palais Royal. Ils se produiront non pas un soir, ni même cent et encore 500 mais 1800 fois. A chaque fois la salle est morte de rire. A l'époque, le cinéma ne peut bouder pareil aubaine, s'en empare. Edouard Molinaro en fit un film en 1978 sans changer le titre, La cage aux folles attire 5 406 641 spectateurs. Puis il y en a eu un second et une troisième avec au total plus de 10 millions d'entrées.

 

C'est Pierre Mondy, l'homme a monté la première version de 1973, qui récidivera en 2009. Lors de sa création, les interprètes, Poiret-Serrault partaient dans toutes les directions, l'improvisation menait la danse. Avec Clavier-Bourdon, cela risque également de tanguer dans les travées. Théâtre-cinéma, le pont allant de l'un à l'autre est de plus en plus emprunté.


Par Gwen Douguet (22/11/2008 à 11h19)
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