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Philippe Khorsand

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Khorsand vit... dans nos souvenirs

T'empêches tout le monde de dormir - Philippe Khorsand, Tanya LopertLe pincement au coeur n'est pas feint. C'est avec beaucoup de tristesse que l'on apprend le décès, survenu ce matin mardi 29 janvier 2008 des suites d'une hémorragie, du comédien Philippe Khorsand, à l'âge de 59 ans. Un comédien intimement lié, pour toute une génération téléphile, aux exactions sur petit écran de son compère Jean-Michel Ribes, que ce soit dans « Merci Bernard » et bien évidemment dans « Palace ».

 

Mais Philippe Khorsand, dans les veines duquel coulait du sang iranien par son père, c'était bien autre chose. Un charisme noir qui lui permettait de jouer aussi bien les laquais que les gangsters, un regard de faucon joueur qui faisait des étincelles dans la comédie. Ce n'est pas pour rien que c'est sous l'égide de Georges Lautner, chantre de la comédie noire, que le jeune comédien trouve son premier rôle (Laisse aller, c'est une valse).

 

Attention, une femme peut en cacher une autre - Charlotte de Turckheim, Philippe KhorsandSans le savoir, son parcours est immédiatement balisé depuis sa rencontre avec Ribes, dans les années 60, au Cours Simon, qu'il fréquente dès l'âge de 15 ans. En 1966, ils fondent leur première troupe, le Théâtre du Pallium, accompagnés de la future star de la peinture, Philippe Garouste. Les débuts de Khorsand acteur se feront sur la scène de « L'Alchimiste », d'après Ben Jonson, dramaturge anglais contemporain de Shakespeare.

 

Quinze ans plus tard, l'acteur est une vedette grâce, ni au cinéma ni au théâtre, mais à la télévision et au « Merci Bernard » de son fidèle ami Jean-Michel Ribes. Une émission culte dans laquelle, aux côtés d'Eva Darlan, il prodigue notamment de nombreux conseils aux « fauchés ». Le cinéma le retrouve à l'orée des années 80 et ne le lâchera plus. Impossible d'oublier son rôle de satyre, hurlant « Fifille ! Fifille ! », dans Inspecteur la bavure. Ou celui d'Antoine, le cocu de service de Mes Meilleurs Copains. Beaucoup de second rôles mais un seul véritable premier avec Corps z'à corps, une comédie d'André Halimi qui n'eut aucun succès. Khorsand est aussi, bien évidemment, de tous les films de Ribes.

 

Une famille formidable - Philippe Khorsand, Bernard Le CoqA la fin des années 80, il fait un tour rapide par la Comédie-Française au moment où il se trouve au coeur du tourbillon « Palace » : dans la série-phénomène de la fin des années 80, il incarne le directeur obséquieux dudit palace, qui a toujours réponse au moindre désir de ses clients. Un métier qu'il exercera jusqu'à très récemment, dans une série de spots publicitaires pour une compagnie d'assurances.

 

Ca C'est PalaceAujourd'hui, le jeune public le connaît surtout pour ses publicités et son rôle récurrent de meilleur ami/beau-frère d'« Une Famille formidable ». Mais avec un total de 50 films, 30 pièces (dont 10 avec Ribes) et une vingtaine de téléfilms, Philippe Khorsand restera pour pas mal de générations l'un des grands seconds rôles contemporains du cinéma français.

Par Grégory Alexandre (29/01/2008 à 17h58)
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