Se connecter | Créer un compte



News

 

Outlander : vikings contre alien

OutlanderOutlanderLe cinéma du Nord, ce n’est pas seulement des Ch'tis rigolards. C’est également des Vikings qui, dans la résolution des problèmes de leur temps, se fient davantage à Odin qu’au dieu Maroilles..

 

Alien contre Les Vikings ? Un Predator des fjords ? Il y a de tout de ça dans Outlander qui, entre l’aventure nordique et la science-fiction spatiale, débute sur le modèle de La Planète des singes. Une navette d’un autre monde s’écrase sur une terre inconnue et, capturé par l’héritier d’un trône, l’unique survivant raconte qu’un monstre, passager clandestin dans son aéronef, sévit désormais dans les parages… Ce serait même lui, et non pas un gros ours, qui aurait massacré la population entière d’un village.

 

Quelques brutalités d’usage plus tard et le rescapé, Kainan (en pleine possession du scandinave ancien grâce à une méthode ultra accélérée d’apprentissage de la langue), rallie les autochtones à sa thèse : un monstre croise bien dans les alentours, rappel d’un génocide commis contre ses semblables, seule population d’une planète colonisée. Et, sur terre, la bête, baptisée Moorwen, de se venger en trucidant, bouffant du guerrier viking qu’il stocke d’ailleurs dans un discret garde-manger.

Bien que les coupes franches dans le budget percent de trous le scénario et que certaines ficelles apparaissent comme trop grosses (encore une fille de roi qui tombe amoureux du bel étranger !), Outlander ne manque pas d’atouts. D’abord un mélange plutôt harmonieux de mythologie et de science-fiction, ensuite des images qui donnent à la nature un saisissant relief et en restituent la sauvagerie. Puis des effets spéciaux digitaux d’un bon niveau et des affrontements virils qui s’autorisent même des inserts gores…

 

Nettement supérieur à Pathfinder, bien rythmé, honorablement interprété (En roi viking, John Hurt échappe au ridicule de sa prestation de savant décérébré du dernier Indiana Jones en date), plastiquement soigné, Outlander bénéficie d’une édition DVD plus solide sur le plan technique que rayon éditorial, le label THX signifiant un DTS exploité avec doigté et des images sans défaut aucun. En bonus, pointent une quinzaine de scènes inédites ou alternatives ainsi que des galeries artistiques traitant des aspects principaux de la production (les armes, les décors, le monstre, les accessoires, le vaisseau spatial).

 

S’il reprend l’intégralité des suppléments du DVD, le blu-ray s'en attribue d’autres. Ainsi, les séquences coupées au montage sont-elles d’une trentaine de minutes supplémentaires, donnant ainsi une idée plus précise du film que Outlander aurait pu être avec une post-production plus développée, avec, surtout, des prologue et épilogue jumeaux. Exclusif au support haute définition : la maquette dite « animatique » de quatorze scènes. Une sorte story-board assez élaboré comme guide pour le réalisateur.

Dommage que celui, Howard McCain, qui porte le projet depuis plus de vingt ans, ne dise mot dans les bonus de l'un et de l'autre.

Par Marc Toullec (10/04/2009 à 18h03)
Envoyer à un ami Ajouter un commentaire
 
 

Les commentaires des lecteurs

Ajouter le premier commentaire.

Rafraichir  
 
 

Ajouter votre commentaire

Cliquez ici pour vous inscrire !

Mot de passe oublié ?

Aperçu du message

 

Zoom Avant

Zoom Avant

Retrouvez Toutleciné.com sur...

twitter & Facebook