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Trois films, ou plutôt téléfilms, de monstres sortent en DVD. Entre le mammouth décongelé par des aliens, l’anaconda autorégénérateur et le calmar gardien de trésor, pas un pour sauver l’autre. Ou presque…
Un scénario digne du Plan 9 from Outer Space d’Ed Wood. Quand, sous influence d’un fluide extraterrestre, un mammouth exposé dans un musée s’ébranle et, par la trompe, aspire l’énergie vitale de ceux qu’il n’écrabouille pas.
Avec pour principaux protagonistes un paléontologue allumé, sa fille et son petit ami, son père expert en soucoupe volante, deux « men in black » et un shérif idiot, la suite du script ne vole pas haut. Conscient de l’imbécilité de l’histoire qu’il filme, le réalisateur prend tout ça par-dessus la jambe, aussi désinvolte dans la direction d’action que dans les apparitions soudaines d’un monstre peut personne ne voit venir.
Malgré plusieurs allusions à destination des cinéphiles pointus (le shérif porte le nom de John Wayne à l’état civil) et la volonté de se réclamer d’une tradition remontant aux années 50, Mammouth ne pèse pas lourd sur la balance du cinéma à bébêtes. D’autant moins que son édition DVD mégote sur tout. Zéro bonus et pas même de version originale sous-titrée au menu. (TF1. Disponible).
Etait-ce bien nécessaire ? Après un Anaconda 3 déjà pas piqué des hannetons, le suivant (parallèlement tourné en Roumanie par la même équipe) ne rehausse guère le niveau. Il aurait même tendance à ringardiser un peu plus la franchise.
Point de départ de la séquelle : sous l’effet d’un sérum supposé guérir le cancer, un anaconda génétiquement modifié s’évade de sa cage et grossit démesurément. Engagé par un milliardaire à l’agonie, un groupe de mercenaires doit ramener à son commanditaire la potion magique concoctée avec des extraits d’orchidée. Sur sa route se positionnent des archéologues, une blonde scientifique qui se la pète à la Lara Croft et, évidemment, un monstre particulièrement glouton, si présent à l'écran qu'il en devient envahissant.
A un scénario d’une extrême banalité répondent des personnages pas moins stéréotypés, des péripéties convenues et des effets spéciaux digitaux rudimentaires, platement intégrés aux prises de vues réelles.
En clair, un « produit » aussi alimentaire que les protagonistes le sont pour l’anaconda mutant. (Sony. Disponible).
Des trois films de monstre de la couvée, c’est nettement le meilleur. Non pas que le scénario soit d’une folle originalité et que les personnages possèdent l’étoffe des héros des Dents de la mer, mais le réalisateur, Tibor Takacs (déjà passé par des séries B avec araignées, serpents et rats) connaît la partition par cœur et fait correctement son métier, pourtant pas gâté par un script élémentaire.
Au centre : un calmar, gardien d’un masque étrusque et d’une opale que convoitent deux belles archéologues toujours en bikini. Sur leur bateau s’incruste un photographe sous-marin farouchement déterminé à faire payer au monstre la mort de ses parents, vingt ans plus tôt…
Le calmar géant ayant fière allure grâce à des effets spéciaux assez réussis (à l'exception de la grosse poupée du final) et les références mythologiques lui octroyant une certaine aura, Kraken assure au moins le service minimum. Le DVD aussi, fort d’une petite making-of de quinze minutes. Takacs s’y réfère directement à la pieuvre de 20 000 lieues sous les mers. Honnête. (Seven 7. Disponible).
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